La semaine dernière, j'avais partagé avec vous une recette sucrée à base de boulghour suite à mes expérimentations avec ce grain. Bien que le résultat fut très satisfaisant, je ne me suis pas arrêtée là et j'ai tenté, quelques jours plus tard, une recette salée. Une heure devant la cuisinière, deux assiettes de boulettes de viande dans le bedon et quelques verres de vin plus tard, le boulghour et moi étions dorénavant meilleurs amis.
Ces boulettes grecques sont, certes, beaucoup plus denses et lourdes qu'une boulette suédoise faite avec du pain ou de la chapelure, mais elles sont aussi beaucoup plus nutritives et ont davantage de caractère et de personnalité. Et en plus d'être bonnes pour vous et délicieuses, elles sont authentiques.
Servez-les seules avec un filet d'huile d'olive, une assiette de tzatziki, du pain frais et des olives, ouvrez une bouteille de rouge et montez le chauffage et vous aurez l'impression d'être sur la terrasse d'une taverne dans les îles grecques. Ou pour un repas plus consistant et moins dépaysant, accompagnez-les de patates grecques et d'une salade verte.
Avant de partir en voyage, j'avais regardé l'épisode sur l'Égypte de l'émission No Reservations d'Anthony Bourdain (qui est d'ailleurs l'une de mes émissions de télévision préférées) afin de savoir quoi manger lors notre passage au Caire. L'une des spécialités à l'honneur dans cet épisode était le kushari, un plat économique, végétarien et bourratif faisant très comfort food et vendu comme du fast-food. Ma curiosité était piquée et je me devais d'essayer.
Le lendemain de notre arrivée au Caire, armés de notre guide Lonely Planet et affamés, mon mari et moi sommes partis à la recherche d'un restaurant de kushari. Le hasard faisant parfois bien les choses, notre hôtel était situé à une quinzaine de minutes à pied de l'une des meilleures adresses de kushari en ville. Une fois le resto trouvé, il s'est écoulé dix minutes entre notre entrée dans l'établissement et notre sortie. C'est vraiment du fast-food, mais à l'égyptienne. Et ce fut une expérience intéressante et assez particulière.
Tout d'abord, les restaurants de kushari ne servent que du kushari. Et il n'y a pas de menu. La seule question qu'on vous pose lorsque vous prenez place à table est: ''Small, medium, or large?'' L'assemblage du plat se fait à une vitesse phénoménale: un peu de riz, des nouilles et macaroni, un mélange de lentilles brunes et pois chiches et un soupçon d'oignons frits.
Contrairement au Canada, l'hiver cette année en Europe fut (et est encore) rigoureux. Dans mon coin de la Scandinavie, tous les records ont été battus. Pour vous donner une petite idée, l'an dernier nous avions eu de la neige au sol pendant environ deux ou trois semaines. Cette année, la neige s'est installée juste avant Noël (à mon grand bonheur) et elle est y encore. Les habitants de la ville où j'habite, habitués d'être épargnés en grande partie à cause des courants chauds de l'Atlantique, sont découragés et en ont plus qu'assez. Pour une Canadienne comme moi, la situation n'est pas mal du tout. Le mercure est resté, la plupart du temps, entre -5 C et 0 C et la neige a rendu la noirceur des hivers nordiques beaucoup moins pénible.
Je suis Virginie, une ménagère débutante expatriée près du Pôle Nord par amour. J'ai quatre passions dans la vie: prendre soin de mon ''ménage'', cuisiner, voyager et immortaliser des moments à l'aide de ma caméra. Je vous invite donc à suivre mes aventures culinaires, mes découvertes gourmandes ainsi que mon quotidien par l'entremise de photos, de récits, de liens et de recettes.
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