Cet article est paru pour la première fois le 8 mars 2011. Je le republie à titre informatif et afin de marquer la fête et aussi parce que je suis présentement à l'étranger.
Bon Mardi gras à tous! Nous avons, comme pas mal tout le monde dans le nord de l'Europe (de l'Islande à l'Estonie), passé le week-end à nous régaler de ces délicieuses petites pâtisseries. Puisqu'elles sont toutes simples à préparer, j'ai décidé de les photographier et de partager avec vous. Peu importe vos croyances religieuses, je suis certaine que vous serez heureux de découvrir cette tradition Scandinave associée à l'Avant-Carême.
Appelée laskiaispulla en Finlande, semla en Suède et fastelavnsbolle au Danemark et en Norvège, cette pâtisserie du Mardi Gras n'était à l'origine qu'un petit pain arrosé de lait chaud que les gens dégustaient avant d'entamer le Carême. Elle a évolué depuis et sa composition varie aujourd'hui selon les régions, mais est toujours composée de trois éléments essentiels: un petit pain sucré (soit un petit pain brioché à la cardamome ou de la pâte feuilletée), une garniture (soit de la confiture ou un mélange de pâte d'amande, de lait et de pain) et de la crème fouettée.
Ce qu'on ne ferait pas pour son mari! Je dois vous avouer que je ne suis pas une très grande amatrice de saucisses de type hot dog. Mais pour faire plaisir à mon mari, je lui ai préparé ce midi un plat normalement servi aux enfants en Finlande la veille du jour de l'an. À cause de la forme qu'elles prennent en cuisant, ces saucisses sont appelées, si on traduit mot pour mot du finnois, ''saucisses qui rient''. Elles sont normalement servies avec de la salade de pommes de terre (bien crémeuse) et de la moutarde.
Si vous voulez défoncer l'année en toute simplicité et comme un Finlandais, faites griller quelques saucisses. Les petits se régaleront et les grands seront amusés par cette tradition un peu étrange.
C'est demain qu'aura lieu le solstice d'été et ici en Scandinavie, c'est synonyme de longues journées, de clarté, de célébrations et de festins bien arrosés. Pour vous donner une petite idée, il ne faisait pas complètement noir chez-moi dans le sud de la Norvège à minuit hier soir. J'aurais très bien pu lire un livre sans lumière supplémentaire. L'heure officielle du lever du soleil est 04h10 tandis que le coucher est à 23h10. Il fait par contre clair bien avant et bien après, ce qui fait qu'il fait complètement noir que pendant une ou deux heures à peine durant les semaines qui précèdent et suivent le solstice d'été. Et c'est bien pire en haut du cercle polaire arctique dans le nord de la Norvège, de la Suède et de la Finlande où le soleil ne se couche pas pendant des semaines. C'est aussi épuisant mentalement et physiquement que la noirceur d'hiver, sinon plus, mais heureusement qu'il y a des célèbrations pour nous faire voir le bon côté des choses.
Ici en Norvège les gens ne fêtent pas beaucoup (aucun congé férié), mais en Suède et en Finlande, le pays d'origine de mon mari, la Fête de la St-Jean et du solstice d'été est considérée comme l'une des plus importantes de l'année. Tout le monde est en congé, célèbre et profite de la clarté pour passer la nuit à festoyer en plein-air. Tandis qu'en Finlande l'alcool est au centre des festivités qui s'étalent sur plusieurs journées, les Suédois accordent davantage de place à la nourriture, au chant et à la danse. Et puisque je sais que certains d'entre vous aiment bien découvrir les traditions de pays lointains et les repas ayant une thématique, j'ai pensé partager avec vous au cours des prochains jours quelques recettes et conseils afin de vous aider à élaborer un smörgåsbord, ce merveilleux type de buffet scandinave, parfait pour une célébration du solstice d'été ou à tout autre moment de l'année. La plupart des recettes sont toutes simples à faire et mettent parfaitement bien en vedette les produits typiques de la mer et du terroir scandinave.
Cette salade de betteraves est un classique et se retrouve presque toujours sur les tables scandinaves à Noël et lors des célébrations de midsommar. Ma version est légèrement différente des horribles versions commerciales qui ont un ratio de crème trop élevé. La mienne laisse toute la place aux betteraves et à la pomme verte et est beaucoup plus légère. Cette salade s'accorde particulièrement bien avec le saumon fumé. Elle peut aussi servir de délicieuse garniture dans un sandwich au poulet.
Durant le temps des fêtes l'année dernière, j'avais essayé de faire ce pain d'épices en mesurant les ingrédients à l'oeil et en utilisant des équivalences et le résultat fut catastrophique. Voyant qu'une de mes amies l'avait parfaitement réussi et surtout adoré, j'ai décidé cette année de m'acheter une balance de cuisine et j'ai rapporté de mon voyage à Londres certains ingrédients impossibles à trouver en Norvège.
Ce gâteau est vraiment la preuve qu'il y a certaines recettes qui méritent une deuxième chance. Le résultat fut exactement ce que je recherche dans un bon pain d'épices; le gâteau était moelleux, légèrement collant et humide, épicé et sucré. C'était comme si il y avait un peu de magie de Noël dans chaque bouchée.
Avant de partir en voyage, j'avais regardé l'épisode sur l'Égypte de l'émission No Reservations d'Anthony Bourdain (qui est d'ailleurs l'une de mes émissions de télévision préférées) afin de savoir quoi manger lors notre passage au Caire. L'une des spécialités à l'honneur dans cet épisode était le kushari, un plat économique, végétarien et bourratif faisant très comfort food et vendu comme du fast-food. Ma curiosité était piquée et je me devais d'essayer.
Le lendemain de notre arrivée au Caire, armés de notre guide Lonely Planet et affamés, mon mari et moi sommes partis à la recherche d'un restaurant de kushari. Le hasard faisant parfois bien les choses, notre hôtel était situé à une quinzaine de minutes à pied de l'une des meilleures adresses de kushari en ville. Une fois le resto trouvé, il s'est écoulé dix minutes entre notre entrée dans l'établissement et notre sortie. C'est vraiment du fast-food, mais à l'égyptienne. Et ce fut une expérience intéressante et assez particulière.
Tout d'abord, les restaurants de kushari ne servent que du kushari. Et il n'y a pas de menu. La seule question qu'on vous pose lorsque vous prenez place à table est: ''Small, medium, or large?'' L'assemblage du plat se fait à une vitesse phénoménale: un peu de riz, des nouilles et macaroni, un mélange de lentilles brunes et pois chiches et un soupçon d'oignons frits.
Il y a certaines périodes de l'année qui semblent me plonger dans une sorte de nostalgie heureuse. Le temps des fêtes avec son ambiance féérique et ses nombreuses traditions est bien évidemment l'une d'elle. Pâques et l'Halloween sont aussi évocateurs de joyeux moments de mon enfance. Mais selon moi, la période de l'année qui semble le plus affecter la ménagère qui refuse de grandir que je suis est l'été.
Mais ce n'est pas parce que j'affectionne particulièrement l'été. Pour être bien franche avec vous, je pourrais très bien me passer des maringouins qui semblent raffoler de ma chair (et de tous les insectes en fait), des canicules, des programmations ennuyeuses à la télé, des vêtements plus légers qui dévoilent mes rondeurs, des prix des billets d'avion exagérés et des sites touristiques trop achalandés. Je préfère de loin l'automne et l'hiver. Mais tout ça n'est pas réellement important.
À chaque année aux alentours de mon anniversaire en juin, je me sens envahie par un sentiment de nostalgie et par d'agréables souvenirs qui me font apprécier un peu plus cette saison que tout le monde aime, sauf moi. Et puisque je suis un tantinet obsédée par la nourriture et les arts culinaires, la majorité de ces souvenirs sont en tout ou en partie associés à des plats ou à des aliments. Je ne peux m'empêcher de sourire lorsque je me rappelle les sandwichs au crabe et au homard dégustés en famille les fins de semaine de début d'été lorsque nous habitions sur la Côte-Nord, des matinées passées avec mon grand-père dans son jardin à grignoter les légumes les plus frais et délicieux qui soient ou du rafraîchissant Ginger Ale que seule ma grand-mère Grazie gardait et que je sirotais avec un plaisir fou lors des chaudes journées d'été passées en sa compagnie. Ah, si vous pouviez me voir la binette en ce moment...
Un autre de ces plats associé à d'heureux souvenirs est le pouding aux fruits sauvages que font ma grand-mère Hélène, ma mère et mes tantes. Souvent servi comme dessert pour conclure un copieux repas pris à l'extérieur lors de clémentes soirées d'été (et parfois même apprécié en cachette à même le plat à l'aide d'une cuillère le lendemain matin - je ne vous dis pas par qui par contre... ), ce pouding est pour moi synonyme de moments de qualité passés en compagnie d'êtres chers. Je suis fière aujourd'hui de poursuivre la tradition et de préserver ces formidables souvenirs en faisant moi-même ce dessert tout simple, mais délicieux. Et puisque j'habite désormais à plusieurs milliers de kilomètres des gens que j'aime, ce genre de geste prend encore plus de sens et d'importance à mes yeux.
Si vous vous êtes déjà arrêtés pendant votre shopping chez IKEA pour prendre une bouchée à leur resto suédois, vous connaissez sûrement ce fameux sandwich scandinave. Tout simple mais délicieux et sophistiqué, le räksmörgås est probablement le plus connu des sandwichs ouverts. Il est plus souvent qu'autre chose associé à la Suède, mais on le retrouve dans tous les pays nordiques. Composé du pain de votre choix (souvent blanc, parfois très foncé comme en Finlande et au Danemark), de beurre, de laitue, de petites crevettes nordiques et d'un oeuf cuit dur et garni de mayonnaise, citron et ciboulette, il est l'élément parfait pour un léger lunch d'été al fresco.
C'est aujourd'hui le 17 mai, jour de la Fête Nationale ici en Norvège. La constitution de Norvège fut signée le 17 mai 1814 et cette date est depuis considérée comme étant la fête nationale. Il s'agit d'une des fêtes les plus célébrées en Norvège et le 17 mai est, bien évidemment, un jour férié. La majorité des citoyens, vêtus du costume national, se rassemblent dans les centre-villes à travers le pays afin de célèbrer leur fierté nationale. Fanfares, défilés et musique sont au programme et les Norvégiens dégustent normalement du pouding à la crème (rømmegrøt), des hot dogs, de la crème glacée, des viandes séchées et fumées, des oeufs brouillés et du saumon.
C'est donc pourquoi j'ai décidé aujourd'hui d'être une bonne ''immigrante'' et de partager avec vous une recette norvégienne traditionnelle normalement préparée le 17 mai - les oeufs brouillés au saumon fumé et à la ciboulette. La plupart des Norvégiens servent le saumon fumé séparément mais certains l'incorpore aux oeufs brouillés et bien franchement, c'est meilleur lorsque le saumon cuit avec les oeufs. Servez ce plat avec du pain (les Norvégiens consomment des sandwichs ouverts trois fois par jour!) et des fruits frais (aussi consommés en grande quantité par les Norvégiens) et vous obtiendrez un repas 100% norvégien.
Voici ce que mon mari et moi avons mangé pour souper il y a quelques jours: du renne sauté! Ça peut vous sembler drôle si vous n'habitez pas en Norvège, en Suède, en Finlande ou en Russie mais ici, c'est normal de manger de la viande de renne de temps en temps. Tous les supermarchés gardent des morceaux de filet ainsi que des paquets de fines tranches de renne dans leurs rayons de produits surgelés. Et ironiquement, c'est aussi ce que nous avons mangé la veille de Noël. Mais ne vous inquiétez pas, nous n'avons pas d'enfants et personne n'a été traumatisé de manger Rudolphe.
Si jamais vous appréciez les viandes sauvages et que vous arrivez à mettre la main sur du chevreuil ou du caribou, je vous conseille de l'apprêter de la même façon que moi. C'est mon beau-frère, un Norvégien qui habite dans le nord de la Norvège, qui m'a servi du renne apprêté de cette façon pour la première fois il y a près de trois ans (avec crème fraîche et confiture d'airelles) et depuis, c'est toujours comme ça que je le prépare.
L'Eplekake est l'un des gâteaux les plus populaires et traditionnels ici en Norvège. Toutes les pâtisseries en vendent et chaque ménagère a sa recette qui lui vient de sa mère ou de sa grand-mère. C'est un gâteau simple, rustique et savoureux qui met en valeur l'un des fruits les plus cultivés dans ce pays à la géographie peu propice à l'agriculture - la pomme.
Dans ma version, j'utilise du babeurre au lieu de la crème ou du lait, deux ingrédients qui sont traditionnellement utilisés, afin d'alléger le gâteau tout en conservant son caractère riche et moelleux. Vous pouvez très bien le servir seul lors d'une pause-café ou au petit-déjeuner. Si vous désirez le servir comme dessert, je vous recommende fortement de l'accompagner de crème fouettée, de glace à la vanille ou de costarde.
Je suis Virginie, une ménagère débutante expatriée près du Pôle Nord par amour. J'ai quatre passions dans la vie: prendre soin de mon ''ménage'', cuisiner, voyager et immortaliser des moments à l'aide de ma caméra. Je vous invite donc à suivre mes aventures culinaires, mes découvertes gourmandes ainsi que mon quotidien par l'entremise de photos, de récits, de liens et de recettes.
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